← Retour au blog

Enregistrement du temps de travail dès 2027 : ce qui vient

Par Gaetan — fondateur de SuperHoreca, gère le Café Copain à Gand·Mis à jour le 19 septembre 2026·7 min de lecture

Le gouvernement fédéral veut que chaque employeur belge enregistre le temps de travail de ses travailleurs à partir du 1er janvier 2027. Aucun seuil n’est prévu pour exonérer les petits établissements. Pour un secteur qui tourne sur des shifts variables, des flexi et des étudiants, c’est un moment « et maintenant, je fais quoi ? ».

Une chose à savoir avant d’acheter quoi que ce soit : c’est une politique annoncée, pas encore une loi publiée au Moniteur belge. L’avant-projet est passé par le Conseil national du Travail et doit encore passer par le conseil des ministres et le parlement. La date et la grande ligne figurent dans l’accord budgétaire fédéral (novembre 2025) ; les détails et les sanctions, pas encore.

Voici ce que prévoit la mesure, pour qui elle vaut, quels systèmes sont permis, et comment vous préparer dès maintenant sans acheter en panique une pointeuse hors de prix.

Ce qui est sur la table

De l’accord budgétaire découle une obligation générale : à partir du 1er janvier 2027, chaque employeur devrait enregistrer le temps de travail quotidien de chaque travailleur dans un système objectif, fiable et accessible. L’idée vient directement de la jurisprudence européenne, qui exige que les travailleurs puissent prouver combien d’heures ils ont prestées.

Pour qui ?

Pour toutes les entreprises des secteurs privé et public — grandes et petites. À ce stade, aucun seuil n’est prévu pour exonérer les petits établissements horeca. Que vous ayez trois ou trente personnes : vous devriez pouvoir présenter leurs heures prestées.

Quels systèmes sont permis ?

Vous êtes libre du moyen, pour autant qu’il soit objectif, fiable et accessible. Cela peut être une pointeuse numérique, un badge, une application sur le téléphone, ou un logiciel reprenant les heures prestées. Un cahier papier qui disparaît dans un tiroir ne répondra sans doute pas à « fiable et accessible » ; un enregistrement numérique que le travailleur peut consulter, oui.

Pas encore une loi — mais déjà une date

La grande ligne (obligation dès 2027, libre choix du système) figure dans l’accord budgétaire fédéral (novembre 2025) ; une période de transition jusqu’au 31 mars 2027 est annoncée, mais le texte doit encore passer au parlement et les sanctions en cas de non-respect ne sont pas encore connues. Ne misez pas sur « ça va aller » — commencez à temps.

Pourquoi l’horeca le ressent davantage

Dans la plupart des secteurs, tout le monde travaille plus ou moins de neuf à cinq — l’enregistrement y est presque une formalité. Pas en horeca : les shifts glissent, des gens dépannent, un flexi arrive deux heures plus tôt, un étudiant part une heure avant. C’est précisément cette irrégularité qui rend la reconstitution impossible après coup. Qui note déjà par shift qui a travaillé quand aura peu de travail demain ; qui le tire de sa tête ou d’un groupe WhatsApp, beaucoup.

Comment vous préparer dès maintenant

  • Passez votre planning au numérique. Un planning qui contient, par collaborateur et par jour, les heures prévues, c’est déjà la moitié du travail — vous savez qui doit travailler quand.
  • Choisissez un seul endroit où atterrissent les vraies heures (début et fin par shift), idéalement lié à ce même planning, pour que prévu et réel soient côte à côte.
  • N’attendez pas décembre 2026. Un système qui tourne un an avant l’échéance est rodé ; celui qu’on installe en panique, non.
L’enregistrement du temps ne devient pas une charge si votre planning est déjà numérique — c’est juste la différence entre suivre « prévu » et « réel » au même endroit. La charge, c’est de reporter.

La réponse courte

À partir du 1er janvier 2027, chaque employeur devrait enregistrer le temps de travail, avec un système au choix mais fiable. Ce n’est pas encore une loi, mais la date est annoncée. Pour l’horeca, un planning numérique avec enregistrement des heures est le geste logique. Commencez-y cette année, pour que 2027 soit un non-événement.

Questions fréquentes

À partir de quand l’enregistrement du temps est-il obligatoire en Belgique ?

La date annoncée est le 1er janvier 2027. Attention : c’est une politique annoncée — l’avant-projet doit encore passer par le parlement et n’est pas encore publié au Moniteur belge.

L’obligation vaut-elle aussi pour les petits établissements horeca ?

Selon le projet, oui : elle vaudrait pour toutes les entreprises des secteurs privé et public, grandes et petites. Aucune exonération basée sur la taille n’est prévue.

Quel système puis-je utiliser pour enregistrer le temps ?

Vous choisissez librement — pointeuse numérique, badge, application ou logiciel — pour autant que le système soit objectif, fiable et accessible pour le travailleur.

Quelles sont les sanctions en cas de non-respect ?

Elles ne sont pas encore connues : les sanctions ne seront fixées que dans le texte de loi définitif. Ne comptez pas sur la souplesse et mettez un système en place à temps.

Comment préparer mon établissement horeca dès maintenant ?

Passez votre planning au numérique, choisissez un seul endroit où atterrissent les heures réelles par shift, et installez ce système cette année pour qu’il soit rodé d’ici 2027.

SuperHoreca garde votre planning numérique et par collaborateur — la base sur laquelle l’enregistrement du temps se greffera. Gratuit jusqu’à 10 collaborateurs, sans carte. Mettez votre planning au propre dès aujourd’hui et soyez prêt pour 2027.

Créer un compte